Rentrée scolaire 2026 : les politiques au tableau !

Lundi 28 septembre 2026

Biancavandijk Chalkboard - Pixabay
Timothé Fillon, secteur communication Ligue de l'Enseignement

Après une fin d’année chamboulée par les grèves dans l’enseignement, Éduquer a donné son « devoir de vacances » aux six partis politiques de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Pour la rentrée, chacun partage sa lecture de l’école, ses priorités et ses ambitions pour les mois à venir.

Colère. Détermination. Chaos. Défi. Exigence. De gauche à droite, les six partis politiques ne posent pas le même regard sur cette rentrée scolaire. Au sein de la majorité, Loïc Jacob (Les Engagés), chef de groupe au Parlement de la FWB, estime que cette rentrée « s’effectue dans un contexte particulier », notamment en raison des mesures adoptées lors de la précédente session parlementaire. Une séquence qui venait clore un moment parlementaire hors norme, avec notamment des débats de quatorze heures, des votes arrachés au petit matin, des enseignant·es aux portes du Parlement, ou encore l’annulation des examens dans certaines écoles.

« Plein de gens sont en colère », constate Amandine Pavet, cheffe de groupe du PTB au Parlement de la FWB : enseignants, « mais aussi de nombreux élèves et leurs parents ». Une fronde que Joëlle Maison, députée bruxelloise DéFI en charge des matières éducatives, relie notamment au « manque de reconnaissance politique du travail enseignant », ainsi qu’à la « brutalité » et au « manque de concertation » entourant certaines réformes. Le chef de groupe du parti socialiste Martin Casier pousse le constat un cran plus loin : « Cette rentrée est celle du chaos. Des réformes sont prises à la hussarde, sans concertation, sans analyse de leur praticabilité et de leurs impacts, dans un calendrier ne laissant aucun temps d’adaptation. »

Alors qu’une grève s’est organisée dès le 10 septembre, après des actions menées localement les premiers jours, l’écologiste Bénédicte Linard prévient : les enseignants « restent déterminés à ne pas se laisser faire ». Face à ces critiques, la ministre de l’Éducation, Valérie Glatigny, assume ses choix et entend désormais se concentrer sur leur mise en œuvre. Elle défend « une école de la réussite plutôt qu’une école du nivellement par le bas », où « exigence et accompagnement vont de pair ».

  • Valérie Glatigny (MR), ministre de l’Éducation et de l’Enseignement pour adultes

    Valérie Glatigny

Le mot qui résume le mieux cette rentrée scolaire ?

Exigence. Nous voulons remettre la qualité des apprentissages au cœur de l’école. Renforcer les apprentissages de base, détecter plus tôt les difficultés et accompagner davantage les élèves : l’exigence et l’accompagnement ne s’opposent pas, ils sont deux conditions de la réussite. 

Quel bilan tirez-vous de l’année écoulée pour l’enseignement ?

Notre enseignement compte des équipes remarquablement engagées, mais ses résultats restent trop faibles dans les études internationales (PISA, PIRLS, etc.) et trop d’élèves ne maîtrisent pas suffisamment les apprentissages de base en calcul, lecture et écriture. Nous avons commencé à corriger le tir : davantage de français et de mathématiques, test CLE en 4e primaire dès cette rentrée scolaire, accompagnement personnalisé et renforcé, lutte contre la pénurie et simplification du travail des équipes éducatives pour davantage de pédagogique. 

Qu’est-ce qui distingue votre parti en matière d’enseignement ?

Une école de la réussite plutôt qu’une école du nivellement par le bas. Pour le MR, exigence et accompagnement vont de pair. Nous assumons de remettre les apprentissages de base, l’effort et la réussite au centre, tout en redonnant aux enseignants l’autorité et le respect qu'ils méritent. Nous ne voulons plus d'une école qui fait « passer » les élèves d'une année à une autre, nous voulons qu'ils réussissent en ayant acquis les compétences nécessaires pour passer à l'année suivante en toute sérénité. 

Qu’aimeriez-vous pouvoir dire, en juin 2027, sur ce qui aura changé dans les écoles ?

Que nous avons commencé à faire remonter le niveau. Que les difficultés en lecture, écriture et calcul sont détectées plus tôt et mieux prises en charge grâce au test CLE, que les enseignants peuvent davantage se concentrer sur leur cœur de métier et que le respect de leurs décisions pédagogiques et leur autorité ont retrouvé davantage de place à l’école. C’est ainsi que nous renforcerons durablement la qualité de notre enseignement. 

  • Loïc Jacob (Les Engagés), chef de groupe au Parlement de la FWB

    Loic Jacob
    Loic Jacob 

Le mot qui résume le mieux cette rentrée scolaire ?

« Défi ». Comme chaque rentrée, pour l’ensemble des acteurs de l’enseignement, il s’agit d’un véritable défi que de tout organiser afin d’accueillir les élèves dans les meilleures conditions. Cette année, la rentrée s’effectue dans un contexte particulier lié aux mesures prises lors de la précédente session parlementaire, mais aussi à l’évolution des dispositifs prévus dans le Pacte pour un enseignement d’Excellence, comme l’arrivée en 1re secondaire du tronc commun. Je suis donc conscient que le défi est particulièrement conséquent à relever.

Quel bilan tirez-vous de l’année écoulée pour l’enseignement ?

Il est difficile d’attribuer une note globale après une année aussi particulière. En ce qui concerne l’engagement quotidien des enseignants, des directions et de l’ensemble des équipes éducatives, ce sera un 10/10 amplement mérité. Néanmoins notre système reste confronté à des enjeux majeurs d’inégalités, de pénurie ou encore de décrochage face auxquels nous devons poursuivre les dynamiques entamées et intensifier nos efforts. L’année écoulée a permis de poser des choix nécessaires et de préparer l’avenir, mais elle a aussi montré que nous devions mieux anticiper, mieux coconstruire et mieux accompagner les décisions. Pour ces raisons, j’attribuerai une note de 6/10 à 2025-2026.

Qu’est-ce qui distingue votre parti en matière d’enseignement ?

Ce qui distingue Les Engagés, c’est notre volonté de ne jamais opposer l’exigence à la bienveillance, ni la responsabilité budgétaire à l’ambition éducative. Nous défendons une école inclusive qui garantit à chaque enfant la maîtrise des savoirs fondamentaux, lui permet de découvrir ses talents et l’accompagne réellement lorsqu’il rencontre des difficultés. Le tronc commun notamment doit servir cette ambition : une formation solide pour tous, davantage d’accompagnement personnalisé et une orientation progressive et positive, sans relégation précoce.

Qu’aimeriez-vous pouvoir dire, en juin 2027, sur ce qui aura changé dans les écoles ?

Avant tout que l’enseignement soit redevenu un espace commun de dialogue, de construction collective et non plus d’opposition. Que nous avons construit avec l’ensemble du secteur un dispositif de stabilisation des enseignants en début de carrière. Et enfin que la première année du tronc commun dans le secondaire s’est déployée au mieux, que ses premiers enseignements ont été entendus et que les écoles ont pu disposer très tôt dans l’année de toutes les informations nécessaires pour préparer la suite.

  • Martin Casier (PS), chef de groupe au Parlement de la FWB

    Martin Casier
    Martin Casier

Le mot qui résume le mieux cette rentrée scolaire ?

Chaos. Après des mois de contestation sociale, cette rentrée est celle du chaos. Des réformes sont prises à la hussarde, sans concertation, sans analyse de leur praticabilité et de leurs impacts, dans un calendrier ne laissant aucun temps d’adaptation.

La suppression de 1 300 équivalents temps plein dans le secondaire supérieur en est l’exemple parfait : elle a plongé les directions dans un véritable casse-tête organisationnel. Pour les enseignant∙e∙s, l’incertitude demeure, notamment chez les temporaires qui risquent de perdre une partie de leur emploi et de leur rémunération. Il faudra encadrer un nombre stable d’élèves avec 10 % de profs en moins, alors que la pénurie menace déjà la qualité de notre enseignement. Les acteurs de l’enseignement sont unanimes : on n’avait jamais atteint un tel niveau de désorganisation de l’école.

Quel bilan tirez-vous de l’année écoulée pour l’enseignement ?

Je préfère remettre une appréciation plutôt qu’une notation. Le Gouvernement a développé un discours fondé sur l’idée fausse de l’unique responsabilité individuelle de l’élève, en reniant les inégalités socio-économiques. Il a détricoté le tronc commun, abandonné un plan ambitieux contre le décrochage, réduit l’encadrement dans le qualifiant et le secondaire supérieur, supprimé les cantines gratuites et augmenté les seuils de réussite et le minerval. Il a aussi transformé brutalement le premier degré différencié, sans réelle concertation ni garantie que les écoles soient outillées. Enfin, il a multiplié les provocations et sapé les bases d’un modèle de concertation sociale qui permettait d’intégrer les préoccupations du terrain.

Qu’est-ce qui distingue votre parti en matière d’enseignement ?

Nous restons convaincus que les inégalités scolaires représentent le principal problème qui mine notre enseignement. La priorité du système éducatif doit être d’éviter la transformation des inégalités sociales ou culturelles en inégalités scolaires. Cela implique de revoir les contenus, de renforcer la détection précoce et la remédiation, de faire de l’orientation positive une réalité plutôt qu’une relégation par défaut, de revaloriser l’enseignement qualifiant, et de lutter d’urgence contre le décrochage et le (cyber-)harcèlement. Nous défendons aussi les missions citoyennes de l’école : éducation aux médias, aux enjeux climatiques et au développement durable, EVRAS, philosophie et citoyenneté, et démocratie scolaire.

Qu’aimeriez-vous pouvoir dire, en juin 2027, sur ce qui aura changé dans les écoles ?

L’idéal serait que le Gouvernement renonce à ses principales mesures d’économie pour ramener un peu de sérénité et démontrer que MR et Engagés font de l’école une vraie priorité sociétale. Nous attendons de la majorité Azur qu’elle prenne à bras-le-corps quatre chantiers : poursuivre une formation commune et polytechnique en 2e et 3e secondaire ; améliorer les conditions de travail des enseignant·es, notamment par des classes moins nombreuses et une réelle simplification administrative ; anticiper la baisse démographique en la transformant en opportunité pour réduire la taille des classes ; et renforcer les moyens dédiés aux élèves à besoins spécifiques, notamment via les pôles territoriaux, pour une école plus inclusive.

  • Joëlle Maison (DéFI), députée bruxelloise

    Joëlle Maison
    Joëlle Maison

Le mot qui résume le mieux cette rentrée scolaire ?

Le défi. Donner du sens et en trouver au sein d’un système scolaire où les référentiels définissent encore trop précisément les contenus, dans un contexte où l’intelligence artificielle offre une infinité d’informations. Au-delà des savoirs de base, les compétences d’esprit critique, de coopération, de recherche et de travail en autonomie acquièrent une importance inédite. En secondaire, il faut du talent, de la créativité, du travail et de la motivation pour accrocher et maintenir l’attention d’élèves qui ont accès à presque tout, presque tout le temps. « Allumer le feu » alors qu’on ne l’a plus totalement en soi est d’autant plus difficile que les enseignants souffrent d’un manque de reconnaissance et sont nombreux à être en rupture avec les réformes récemment adoptées.

Quel bilan tirez-vous de l’année écoulée pour l’enseignement ?

Un 4/10, pour les politiques menées dans l’enseignement. Soit moins que ce qu’exigent désormais les seuils de réussite au CEB, CE1D et CESS. Parmi les points positifs : l’extension du Pool d’enseignants remplaçants, le test CLE évaluant les compétences de base, l’uniformisation de la grille horaire en première secondaire, l’extension du tronc commun polytechnique et les nouvelles périodes de formation culturelle, artistique et numérique. Côté négatif : le manque de reconnaissance politique du travail enseignant, la brutalité et le manque de concertation des réformes, notamment les deux périodes supplémentaires imposées aux enseignants du secondaire supérieur sans compensation. S’y ajoutent la charge administrative croissante des directions et le rehaussement à 60 % des seuils de réussite, mesure essentiellement symbolique qui risque d’accroître encore le redoublement, lequel coûte déjà 400 millions d’euros par an à la FWB.

Qu’est-ce qui distingue votre parti en matière d’enseignement ?

Notre combat porte depuis près de 20 ans sur la fin de la séparation des élèves selon les convictions de leurs parents, le déplacement des cours de religion et de morale hors de la grille obligatoire et l’instauration d’un grand cours commun de Philo & Citoyenneté. À l’heure de la désinformation, de la radicalisation des discours et des algorithmes qui enferment chacun dans ses opinions, il est urgent d’apprendre à distinguer faits et opinions, argumenter, diversifier ses sources, se décentrer et penser contre soi-même. Il est sidérant que ce cours, obligatoire depuis plus de dix ans à raison d’une période hebdomadaire, n’ait jamais pu être étendu à deux périodes.

Qu’aimeriez-vous pouvoir dire, en juin 2027, sur ce qui aura changé dans les écoles ?

Il faut soutenir les enseignants dans la gestion de la diversité et de l’hétérogénéité de leurs classes. Ceci requiert une solide formation et une aide spécialisée en classe, au-delà des Pôles territoriaux qui ont montré leurs limites. Oui à l’inclusion, non à l’orientation massive des enfants de familles précaires dans l’enseignement spécialisé, mais à condition d’avoir les moyens de cette ambition. D’ici juin 2027, il faut repenser l’inclusion des enfants dits « neuroatypiques » ou en situation de handicap, en soulageant les enseignants. Changer de paradigme : faire évoluer les structures de l’enseignement spécialisé afin que les classes accueillantes puissent bénéficier dans leurs classes d’une aide professionnelle au quotidien.

  • Bénédicte Linard (Ecolo), députée au Parlement de la FWB

    Benedicte-Linard
    Bénédicte Linard ©BenjaminBrolet

Le mot qui résume le mieux cette rentrée scolaire ?

Détermination. Face aux attaques du gouvernement contre l'École, les profs ont été déterminés à accueillir leurs élèves dans de bonnes conditions. Mais ils restent déterminés à ne pas se laisser faire et à refuser l'objectif du MR et des Engagés qui vise une école qui renforce les inégalités.

Quel bilan tirez-vous de l’année écoulée pour l’enseignement ?

Les hommes et femmes qui portent l'école chaque jour méritent une grande distinction! Pour leur travail au quotidien aux côtés de nos enfants, nos ados. Mais aussi pour leur courage et leur force à ne pas laisser le MR et Les Engagés détruire les outils qui permettent à l'école de lutter contre les inégalités scolaires.

Qu’est-ce qui distingue votre parti en matière d’enseignement ?

Écolo a toujours considéré l'éducation comme une priorité. Dans une démocratie, une École accessible à toutes et tous permet de former les futures citoyennes et citoyens. Comme les crèches, l'École joue un rôle fondamental pour développer les compétences de nos enfants, leur apprendre l'esprit critique et les inviter à prendre pleinement leur place dans la société. Pour Écolo, les intérêts des enfants doivent être au cœur des politiques publiques. Inévitablement cela passe par de bonnes conditions de travail et un respect de tous les adultes qui accompagnent nos enfants.

Qu’aimeriez-vous pouvoir dire, en juin 2027, sur ce qui aura changé dans les écoles ?

Pour Écolo, 2027 sera une réussite en matière d'enseignement si le gouvernement fait marche arrière sur des mesures inacceptables comme l'abandon des repas gratuits et le recul de la gratuité scolaire ou comme l'augmentation de 10 % de charge de travail sans rémunération; aussi si le processus de concertation est remis correctement sur les rails, et si MR et Engagés prennent enfin conscience que l’École n'est pas une dépense mais un investissement. 

  • Amandine Pavet (PTB), cheffe de groupe au Parlement de la FWB

    Amandine Pavet
    Amandine Pavet

Le mot qui résume le mieux cette rentrée scolaire ?

Colère. On l’a vu à la fin de l’année scolaire et on le voit déjà maintenant dès la rentrée, plein de gens sont en colère. Les profs bien sûr, mais aussi de nombreux élèves et leurs parents constatent que l’enseignement subit de plus en plus d’attaques inadmissibles. L’augmentation de charge dans le secondaire supérieur coûtera à elle seule 1 300 équivalents temps plein. On reçoit des témoignages de jeunes profs – et parfois des moins jeunes – qui perdent toutes leurs heures ou une partie de celles-ci pour laisser la place aux profs nommés à qui l’on demande de travailler davantage.

Notre enseignement est déjà un des plus inégalitaires : c’est chez nous que les écarts de résultats entre les élèves de familles aisées et ceux issus des classes populaires sont les plus grands. On devrait donc s’attendre à des investissements massifs pour combler cet écart. Et au lieu de ça, on nous propose plus d’austérité ! Fin des repas gratuits en primaire pour les plus défavorisés. Diminution du financement du matériel scolaire qui va obliger les écoles soit à ne pas respecter la loi, soit à diminuer les autres financements. Dans tous les cas, les parents payeront. On s’éloigne encore plus de la gratuité. L’augmentation de la charge de travail des profs va aussi diminuer leur disponibilité pour aider ceux qui en ont besoin et aggraver la pénurie de profs. Ce sont surtout les élèves de milieux populaires qui vont le plus en pâtir. Donc oui vraiment de quoi être en colère.

Quel bilan tirez-vous de l’année écoulée pour l’enseignement ?

Un 5/10. L’enseignement en FWB est géré par le gouvernement et là, la note est de 0/10 étant donné sa politique d’austérité. Mais l’enseignement en FWB est aussi fait au quotidien par les équipes éducatives : les profs, les éducateurs, les directions. Et là on peut mettre un 10/10 car tous ces gens se dévouent corps et âme pour tenter d’apporter le meilleur à tous les jeunes qui leur sont confiés. Ils consacrent des heures et des heures pour aider ceux qui en ont le plus besoin et parfois ils font des miracles.

Qu’est-ce qui distingue votre parti en matière d’enseignement ?

Nous prônons la diminution du nombre d’élèves par classe. En maternelle et dans les deux premières années primaires, nous pensons qu’il ne faut pas dépasser 15 élèves par classe. Les enseignants ont alors plus de temps pour s’occuper des élèves en difficulté et pour remédier aux problèmes. Les élèves développent alors un rapport positif à l’école. Et des études ont montré, notamment aux États-Unis, qu’ils gardent ce rapport positif à l’école tout au long de leur scolarité. Et ça se voit dans leurs résultats jusqu’en fin de secondaire si on compare avec ceux qui ont fréquenté, au début, des classes plus nombreuses. Parmi les 2 000 enseignants participants à notre enquête, 70 % prônent en premier lieu la diminution du nombre d’élèves par classe.

Qu’aimeriez-vous pouvoir dire, en juin 2027, sur ce qui aura changé dans les écoles ?

J’aimerais que le mouvement qui vient de reprendre puisse se poursuivre jusqu’au bout, c’est-à-dire jusqu’au retrait de toutes les mesures ou en tout cas des mesures phares qui contribuent à rendre notre enseignement plus inégalitaire. Retrait de l’augmentation de charges des profs du secondaire supérieur. Retour des repas scolaires de qualité et gratuits. Retrait du minerval à 1 200 € pour la majorité des étudiants. J’aimerais aussi que les milliards investis dans la Défense soient réorientés, au Nord comme au Sud, vers les services publics et notamment l’enseignement. Afin que tous les jeunes de ce pays puissent bénéficier d’un enseignement de qualité.

 

oct 2026

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N°
203

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