Ensemble, résistons.
Jeudi 1 octobre 2026

Les billets d’humeur sont presque toujours des billets de mauvaise humeur. Est-ce un impératif? Pourquoi ne pas se laisser tenter par un billet de bonne humeur? Essayons le positif.
Le monde d’aujourd’hui semble s’obstiner à nous taper sur la tête. Je n’y reviendrai pas. Je préfère regarder les réactions que cela entraîne.
L’Ukraine, un pays près de trente fois plus petit que la Russie, résiste depuis quatre ans à la soif sanguinaire d’un dirigeant qui ne semble penser qu’à sauver sa propre carrière. Le Canada et l’Europe se rapprochent face à des États-Unis qui s’enferment dans une rhétorique agressive, réactionnaire et protectionniste.
Plus près de nous, le monde enseignant, attaqué de toutes parts, resserre les liens et unit ses forces pour dire NON!
De même, une myriade d’associations belges s’est vue saignée cette année: elles ne savent plus comment réagir pour préserver leurs emplois et la qualité des prestations qu’elles offrent. Dans le secteur de l’Éducation permanente, par exemple, comment accompagner encore les plus fragilisés, les personnes moins formées, lorsque le pouvoir décide aveuglément de les abandonner?
À la Ligue, qui a vu ses subsides réduits de près de 10 % par la Fédération Wallonie-Bruxelles, nous réfléchissons avec nos partenaires. Nous nous rencontrons, nous échangeons, nous mutualisons et nous pensons hors du cadre. Hors du cadre d’autrefois, lorsque les institutions avaient encore l’ambition de prendre en considération les laissés-pour-compte.
Je terminerai par cette phrase de Cesare Pavese, qui nous enjoint à nous renforcer, même dans l’adversité: «On ne se libère pas d’une chose en l’évitant, mais seulement en la traversant.»
Ensemble, résistons.
Jacques Martel, directeur



